Montrouge ça chauffe!
Le salon débute le 5 mai prochain à la Fabrique, à Montrouge. Je me sens prêt, même si je ne sais pas ce que ça veut dire. Pour tout dire, je suis bien heureux de participer à ce salon dans une ville où j’ai grandi.
En attendant, j’ai dessiné, j’ai lu, j’ai écris, j’ai été au cinéma. Voilà pourquoi, je n’étais pas trop présent, ces derniers temps, sur ce blog.
J’ai été voir des expositions aussi, notamment en galerie. Et comme ce n’est pas fini je vous en conseille trois. La première, Mona Hatoum à la galerie Chantal Crousel. Il faut être dingue de rater ça, les pièces sont superbes, notamment ce rideau de barbelé qui vient nous accueillir dès que l’on ouvre les portes de la galerie, un rideau qui nous fait penser aux pénétrables de Soto, en plus violent. Et ces cartes sur lesquelles on distingue des élévations, ou des points d’impact de bombes. Nous pouvons lire ces découpages graphiques comme on le veut, le résultat est bien efficace et poétique comme l’ensemble de l’œuvre de l’artiste libanaise. Il y aussi cette exposition collective à la galerie Dohyang Lee, une exposition de dessins autour du paysage, qui a débutée pendant la grande semaine parisienne de foires consacré au dessin contemporain, moderne, et classique. La galerie propose un bien bel ensemble d’œuvres, notamment ces dessins de cascades au feutre réalisés par Anne Colomes. Il y a aussi les autoportraits dans la nature de Laurent Le Deunff qui sont tout autant étonnant dans leur facture, avec un effet vaporeux. Les images provenant de vidéos d’Anne Colomes tournées lors d’une traversée des provinces de la Colombie-Britannique et de l’Alberta au Canada.
Et puis, il y a l’exposition d’Ernest T. à la galerie Gabrielle Maubrie. Ernest T. qui est l’invité du Salon de Montrouge, présente une nouvelle série de peinture. Plus exactement, il s’agit de recadrages de « peintures nulles », accompagnés de cartels d’ « Information Consommateur », présentant une évaluation suivant certains critères de profondeur, d’équilibre, de pertinence…
Côté lectures, le Barbier et le nazi (lire ici un très bon article)m’a occupé ces derniers jours. Quel livre! Signé de l’écrivain Edgar Hilsenrath. Il nous emmène dans une histoire totalement folle pendant la seconde guerre mondiale, celle d’un certain Max Shulz, génocidaire, qui prendra l’identité de son ami d’enfance, Itzig Finkelstein. L’histoire d’un bourreau qui prend l’identité d’un juif pour éviter les poursuites en Allemagne. Le récit est celui du bourreau SS, on apprend tout de sa vie, jusque dans les moindres détails. Parfois, on en rigole même, parfois c’est d’un cynisme redoutable sur la nature humaine. Il s’agit là d’un très grand livre édité par Attila.







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